Newsletter | Février 2026

Chères amies, chers amis,
C’est dans un contexte climatique redoutable (un rien déprimant !) que nous vous invitons à parcourir notre dernière newsletter : elle est essentiellement consacrée au futur PPRL , en révision depuis de trop nombreuses années ! ce plan élaboré par l’ETAT en concertation avec les services municipaux, les associations ,s’impose à nos règles d’urbanisme ( PLU ) : il devrait être exécutoire d’ ici la fin de l’année 2026 ;
Un bref rappel des différents dossiers en cours et bien sur vous n’échapperez pas à un court point de situation de notre dossier « obsessionnel » la rue de la plage !
Bonne lecture

PLAN DE PREVENTION Des RISQUES du LITTORAL – PPRL

Ces trois photos prises depuis la plage de l’horizon depuis 2011et récemment à quelques jours d’intervalle illustrent bien le recul du trait de côte.

17 Juin 2012

26 Janvier 2026 | 09 Février 2026

Confrontés à l’évolution climatique le denier plan produit par le bureau d’étude CREOCEAN nous parait globalement justifié pour la façade atlantique en ce qui concerne le recul du trait de côte (érosion) : le risque d’ensablement éolien semble maîtrisé partiellement depuis les travaux ONF. L’étude complémentaire demandée par la mairie concerne la façade EST intra bassin : elle a été effectuée par le bureau DHI : le tracé retenu s’adapte semble-t-il plus finement à la topographie des lieux. Le zonage proposé nous semble donc correspondre à la logique.

La suggestion suivante concerne essentiellement le règlement du PPRL.

Nous nous interrogeons surtout sur le règlement applicable en zone rouge qui nous apparait trop strict et en particulier l’interdiction démolition /reconstruction, par perte du « droit à l’existant ». Encore faut-il que la délimitation de la zone rouge fasse l’objet d’une précision stricte à la parcelle pour éviter les conflits ; il en est de même pour le mesurage des 60 mètres à partir du haut des perrés qui doit été encadré précisément : une expérience récente nous a montré que le métrage pouvait être « variable » !

Cet article du règlement de la zone rouge cristallise des réactions de rejet qui pourraient être évitées :

Ayant été témoins à plusieurs reprises de travaux de réhabilitation compliqués, onéreux, au résultat esthétique douteux, à la sécurité non renforcée nous proposons une réflexion sur un assouplissement du règlement

Constat :
Coté océan
Le recul est flagrant mais le massif dunaire est encore large (environ 400m),
-le risque d’ensablement d’origine éolien est bien maitrisé par les travaux ONF : à condition bien sûr d’un entretien plus régulier
-La zone est bâtie à 95%
-La zone rouge concerne globalement une bande qui s’étend de l’entrée du ferret jusqu’à la pointe : plus précisément : À l’ouest de la rue des gourbets, de l’ avenue atlantique, de l’avenue de Bordeaux et de l’avenue ouest.

Coté Bassin
-le rivage est bâti à 95%
-le rivage est défendu par des perrés à 95%
– le trait de côte est globalement stable depuis plus de 100 ans
-l’ensemble des défenses est correctement entretenu par les propriétaires riverains à quelques exceptions prés
-la zone rouge concerne l’ensemble de la côté du Basin, de la Pointe à Jane de Boy

Globalement
-le prix du foncier étant très élevé ; les propriétaires sont attentifs à l’entretien des perrés
-le bâti est « vieillissant » dans son ensemble
– un certain nombre de villas, en fonction de leur caractère architectural et ou patrimonial, doivent faire l’objet d’une protection particulière
– les villages ostréicoles doivent bien sûr être protégés et faire l’objet d’un statut spécial pour l’entretien des perrés – plusieurs ASA sont en gestation.

Le risque est à moyen terme est donc sensiblement différent entre le coté océan (érosion et ensablement éolien) et le rivage intra bassin (submersion)

Notre suggestion :
Un assouplissement de l’application stricte de la règle interdisant la démolition /reconstruction sous peine de la perte du « droit à l’existant » (article 1).
Une nouvelle règle pourrait être appliquée dans les cas de vétusté avancée, pour des problèmes de sécurité, pour améliorer l’aspect architectural, pour éviter un surcout exorbitant, pour éviter des difficultés techniques importantes.

En appliquant une possibilité d’autorisation plus souple de « restructuration lourde »
Voire de supprimer l’interdiction démolition /reconstruction

Un règlement assorti de contraintes strictes : 

*mise en place d’un système de contrôle efficace de conformité en cours et en fin des travaux
*une emprise au sol identique
*une extension interdite
*une même surface habitable
*une même hauteur au faitage
*sans créer d’ouvertures supplémentaires pour éviter les conflits de voisinage

Avantages :
– la possibilité de surélévation (pilotis) du rez de chaussée par rapport au sol naturel entrainant une sécurité renforcée dans le cadre de respect de la hauteur originelle
-l’emploi de matériaux modernes plus isolants, moins énergivores, moins onéreux
– une amélioration pour la qualité de l’architecture locale
Bien sûr dans le respect strict des différentes règles du PLU
_ des règles spécifiques doivent être prévues pour les villages ostréicoles, les parcelles ONF, les plages, les zones actuellement occupées par des activités artisanales importantes (côté océan).

Cette suggestion pourrait faire l’objet d’échanges entre tous avant le « porté à connaissance » du dossier par la DDTM
Qu’en pensez-vous ?

ASA de la conche du Mimbeau

A la suite de l’enquête publique, sollicitée par Mr Ferrasse et sa famille, le commissaire enquêteur a rendu un avis favorable sous réserve d’une extension plus large de la zone concernée :
de nombreuses associations dont la nôtre avaient émis la même réserve en rappelant que le demandeur Mr Ferrasse est toujours soumis à une décision judiciaire ordonnant la démolition de sa villa ..depuis deux ans ! sans effet pour l’instant !

Les Grépins

Ce dossier nous semble bien compromis
Après des affirmations publiques du maire nous garantissant « qu’il ferait tout » pour garder la maitrise de ce superbe terrain de presque un hectare et de ces 2000 mètres carré de bâtiment. Force est de constater que rien ne bouge et que le silence s’installe !
Par exemple, l’évaluation du prix du foncier demandée par le juge de l’expropriation a un expert agréé devait être remise en mairie à mi-août et ne serait toujours pas parvenue à destination…

LE SAINT MARTIAL

Il s’agit de ce nouveau restaurant avec soirées disc-jockey ouvert le soir sur la terrasse en plein cœur du ferret ;
Permis attaqué au tribunal administratif de BX par des riverains inquiets à juste titre des nuisances possibles :
Le 9 décembre 2026 Le tribunal administratif de Bordeaux
Prononçait un « jugement avant dire droit » :
Le règlement du PLU stipule en effet que dans la zone UA article 10-1 LA hauteur de bâtiment à l’acrotère ne peut excéder 8 mètres avec une possibilité limitée aux nécessités techniques (cheminées, pompes à chaleur, extracteurs)
or la construction de « l’édicule », ce bâtiment avec des baies vitrées, de 12 m2 et servant de desserte aux ascenseurs et escaliers permettant d’accéder à la terrasse » non accessible au public « dépasse de 91cms ne rentre pas dans la dérogation prévue dans le règlement :
Le tribunal ordonne un sursis à statuer de quatre mois pour que la mairie et les restaurateurs proposent au tribunal une mesure de régularisation : ????
Nous tout bêtement on ne comprend pas que, puisque l’utilisation commerciale de la terrasse a été patente toute la saison 2025 notre municipalité n’ait pas sollicité la préfecture pour imposer une fermeture administrative ? Au moins jusqu’à la délivrance d’un éventuel nouveau permis de construire et des autorisations administratives spécifiques à cette activité :
Le tribunal estime par ailleurs que l’intention fraudeuse n’est pas patente au « moment du dépôt de permis de construire »
Dont acte
Rendez-vous fin avril !

RUE DE LA PLAGE

Nous sommes en attente d’une éventuelle décision d’un appel du jugement du TJ du 6 JANVIER
Qui peut faire appel ?
• La municipalité : oui car elle a lancé la procédure pour reconnaissance de sa propriété foncière : elle a perdu, ce serait logique de poursuivre : mais d’après les déclarations publiques du maire ce serait non ; (pourquoi alors a-t-elle lancé la procédure ?)
• Les riverains : oui pour la servitude de 5 mètres qui peut être un handicap lourd pour l’exploitation des restaurants, non pour l’attribution de la propriété foncière !
• L’ETAT : oui pour toutes les raisons de droit invoquées dans la newsletter de Janvier 2026 : parmi celles-ci nous n’en retiendrons qu’une : l’absence ahurissante d’expertise judiciaire de géomètre pour un dossier aussi « complexe » comme l’affirmait le Maire.
Comme nous avons été exclus de la procédure nous ne pouvons qu’essayer d’éviter que le jugement ne devienne exécutoire

• Nous avons à nouveau sollicité par courrier monsieur le préfet et les services concernés
• Nous avons, avec les autres associations impliquées dans ce dossier, sollicité la presse : lire les articles de SUD OUEST , de LA DEPÊCHE

 Pourquoi insistons-nous aussi lourdement ?
*parce que nous voulons éviter de revenir à la situation des années 2010 /2020

*parce que nous ne sommes persuadés qu’il s’agit depuis toujours d’un bien foncier public commun réservé depuis toujours à l’usage de voie de desserte du Cap ferret depuis Arcachon, à la promenade et à l’accès à la cale à bateaux.

*parce que l’expérience nous incite à penser que le respect de la servitude ne se fera pas sans difficultés et ce d’autant que la domanialité publique aura été perdue !

*parce que, enfin, ce dossier est symbolique d’une mauvaise gestion de la municipalité actuelle et des précédentes.

N’ hésitez pas à nous faire part de vos réflexions , de vos suggestions, merci de nous supporter.
Amicalement,
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